Verrières V : La campagne en ville

Projet d’envergure dont les résultats ont été probants, l’aménagement paysager élaboré par Verrières V, à l’Île-des-Soeurs, est un véritable bijou. Réalisé au coût de quelque 200 000 dollars en 2008, il fait l’orgueil et la fierté de l’ensemble des résidents de cette copropriété.

L’une des caractéristiques du projet touche la revitalisation des berges du fleuve Saint-Laurent. Dorénavant, les résidents peuvent accéder à un belvédère aménagé à proximité de la rive. La chose a été rendue possible après des pourparlers avec la Ville de Verdun, ainsi que l’État québécois. « Afin de pouvoir créer des percées visuelles donnant sur l’eau, nous étions dans l’obligation de densifier la végétation à d’autres endroits », précise Jan Towarnicki, directeur général depuis près de 20 ans chez Autogestion Verrières I à V. Une condition s’appliquait toutefois à cette initiative : planter des végétaux indigènes (ex : fougères et érables), qui poussent naturellement
sur le site. Au final, cette forêt miniature a généré une affluence considérable d’oiseaux de toute sorte.

Autre élément important : la création de sentiers destinés aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Ces travaux ont été pensés en vue de « maximiser » l’effet relief, lequel a été créé au moyen de rocailles. « Ce terrain avait l’avantage de ne pas être plat, ce qui nous a facilité la tâche », d’ajouter Jan Towarnicki. La rocaille a également été utilisée
pour aménager une cascade d’eau.

UN VASTE JARDIN


Le choix des plantes devait prendre en compte un microclimat à l’Île-des-Soeurs. « Il fait plus froid ici qu’à Montréal, en raison de vents quasi permanents en provenance du fleuve », explique Jan Towarnicki. Les plantations doivent donc résister à des températures classées zone 3, soit l’équivalent de celles en vigueur dans la région de Québec. À titre d’exemple, les rhododendrons ont été sélectionnés parmi une variété plus résistante. Idem pour les rosiers de type Explorateurs ou Parkland. Par ailleurs, une variété de plantes fleurissent également dans ce jardin luxuriant, dont plusieurs arbustes et arbrisseaux comme, par exemple, des lilas, des forsythias et des amélanchiers du Canada. Quant aux conifères, ils sont légion. En somme, les plantes et végétaux adaptés au climat ont permis d’en faciliter l’entretien.

Ce projet a pu voir le jour grâce au conseil d’administration des Verrières V. « Ses membres y croyaient et il y avait consensus entre eux et les copropriétaires », d’affirmer Jan Towarnicki. La formation d’un comité (au sein duquel siégeaient les représentants des deux parties) a ensuite permis la réalisation des travaux.

En bout de ligne, ce chef-d’oeuvre paysager fait l’unanimité. Il rehausse la valeur esthétique des lieux, et compte tenu de sa gestion exemplaire, il contribue au maintien d’une bonne entente entre les copropriétaires. « Sans l’ombre d’un  doute, ce projet est collectif et rassembleur », conclut Jan Towarnicki

Le syndicat des Verrières V voulait créer un site à valeur ajoutée, mais souhaitait aussi joindre l’utile à l’agréable, comme en fait foi l’aménagement de sentiers pour personnes à mobilité réduite. Cet aménagement paysager comporte trois phases. La première a été réalisée en 2000, la seconde en 2008 et la troisième, qui vise des travaux devant l’immeuble, est prévue en 2009.
L’horticultrice Marielle Bertin a grandement contribué à la réalisation de cet aménagement paysager. Elle en a conçu les plans et procédé au choix des végétaux. Soulignons qu’un espace du terrain arrière, dont la superficie totale atteint les 9500 mètres carrés, est dédié à la culture de fines herbes.

 

Montréal, le 17 juin 2009