un premier pas dans le bonne direction

Par François G. Cellier
Le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ) salue le budget fédéral 2009, qui prévoit un crédit d’impôt à la rénovation des parties communes d’une copropriété.

En octroyant un tel crédit, le ministre des Finances conservateur, Jim Flaherty, a démontré une sensibilité à l’égard de cette formule d’habitation. Si un tel crédit était accordé par le gouvernement du Québec, plusieurs syndicats de copropriétaires pourraient initier des travaux majeurs dans leur immeuble, lesquels sont devenus nécessaires.

« L’état québécois devrait emboîter le pas dans cette direction sous peu », croit Yves Joli-Coeur, avocat en droit de la copropriété et secrétaire du RGCQ. Il le faudra, car de nombreuses copropriétés ont sérieusement besoin d’être remises à niveau. Si rien n’est fait à court terme pour encourager de tels travaux, bon nombre de copropriétaires feront face à des difficultés majeures, et pourraient perdre leur unité en raison de la vétusté du bâtiment qui les abrite.

Une telle situation conduirait, inévitablement, vers l’effritement du tissu social urbain. Le gouvernement français a expérimenté ce genre de situation au cours des dernières années. Forcé d’injecter des millions d’Euros pour rénover des immeubles passablement délabrés, il a aussi procédé à la démolition de bâtiments devenus inhabitables.

L’urgence d’agir ne fait aucun doute, raison pour laquelle toute initiative visant à redresser les immeubles en copropriété est bien accueillie. « Des mesures comme celle du gouvernement fédéral représentent une première étape parmi d’autres, mais démontrent, hors de tout doute, une préoccupation de vouloir préserver notre patrimoine immobilier à moyen et à long terme », conclut Yves Joli-Coeur.

Montréal, le 28 janvier 2009